21.10.2009
Biolay, le superbe
J'aime beaucoup Benjamin Biolay. Oh, pas seulement parce que j'ai passé une soirée avec lui au Fumoir, par hasard, et que je l'ai interviewé bourrés ( lui, moi, tout le bar) sur l'écologie avec mon dictaphone enfumé. Je l'aime, bien qu'il m'ait donné son numéro pour refaire l'interview à jeun le lendemain et qu'il ne m'a jamais répondu.
Son nouvel album est un bijou. Un chef d'oeuvre. On y trouve tout Biolay et bien plus que ce dont on le savait capable.
J'aime Biolay pour sa manière touchante de chuchoter qu'il est une merde, pour sa manie de placer l'expression " quelle aventure" dans presque tous ses albums comme si c'était sa marque de fabrique, pour ce talent qu'il a de poétiser les bars de Paris. Je l'aime parce qu'il y a toujours dans ses albums, une chanson sur la petite conne qu'on aimerait être même juste une nuit entre ses doigts (Miss catastrophe ),je l'aime parce qu'en l'écoutant j'ai toujours envie de revivre cet amour-fracasse qui m'a tant fait vibrer le coeur, je l'aime parce que sa voix. Je l'aime parce qu'il saisit l'essence même de l'échec des relations humaines, et parce que malgré tout, il aime encore, parce que, chante-t-il, "on reste Dieu merci à la merci d'une étincelle". Je l'aime encore, parce que pour lui la toxicomanie, c'est du jazz, Lyon, c'est presqu'une île,parce que les violons ça déchire.
Et parce que ça, tout de même: TON HERITAGE ( Et là putain. )

22:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naive, biolay, la superbe



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