18.01.2010

Personnes. Boltanski. Grand Palais. What else?

Ce soir j'ai diné à Auschwitz.
J'ai fêté la nouvelle année avec MK2, au Grand Palais, et par-dessus le bruit des battements de coeurs-vrais- enregistrés par Christian Boltanski, j'ai abusé du champagne. Je n'ai pas su quoi en penser. Je crois que j'aurais préféré que la brutalité de l'entrée ne soit pas noyée par les bulles de champagne frais. Trop frais. Trop bon. Pas raccord, oui. Ce n'était pas raccord. Quand on est, comme moi, un peu hantée par la shoah, on a envie de plus de drama. Intensité hight level. Envie de revivre? Lorsque je suis entrée au Grand Palais, ce soir, nous étions presque seuls. Seuls dans cette étendue de linge, à terre, un linge abandonné. J'ai de suite pensé à Dieu. Dieu les a -t-il abandonnés, eux aussi, ces pauvres gens qui se trouvaient dans ces camps, au mauvais endroit, au mauvais moment? Christian Boltanski nous happe. tant de mystère et si vite comblé d'explications presque faciles, mais tellement de sens. voilà ce que réussit à faire Boltanski: du sens du silence. Seulement, le sens. le reste? Rien.
Cela m'a fait pensé à ce livre Chut, de Raymond Federman.

Je crois que c'est bon. oui, bon pour la santé mentale, de se confronter à une oeuvre de Boltanski. La preuve, je suis remuée et je ne sais même plus en parler. Parce que Boltanski , et Karmitz avec lui, a compris que les mots ne suffisaient pas: Seul le feeling peut rendre compte du pire. Et le pire, c'est au Grand Palais, et s'appelle Personnes.

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Commentaires

j y etais ... deprimantissime. Je n'adhere pas a son esthetique ni au sens qu'il tente de lui donner....

Écrit par : flying | 19.01.2010

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