14.02.2010
"Après", le mal de "Crânes" et autres Vanités.
One week later.Le mal de crâne est finalement parti ( Dieu le garde) après une visite chez un... osthéopate. J'y croyais pourtant pas du tout... Entre temps, y a Annick qui m'a dit, en me ventousant le haut du dos, et le cou, que j'avais l'air déprimée et stressée. Amen.
Pour fêter la fin de mister mal de crâne, Carpewebem et moi-même avons décidé de faire une dérogation à nos dimanches en banlieue lost in nowhere. Nous avons été voir l'exposition de Vanités au Musée Maillol. Comme son nom l'indique, l'exposition " Vanités, de Caravage à Damien Hirst", nous met la mort en pleine face, nous faisant voyager entre les différents siècles et leurs façons de représenter la vanité de l'existence. Un catalogue riche, des oeuvres fortes, malgré une scénographie drôlement agencée. Surfant également sur l'effet de mode " têtes de mort", cette exposition a bénéficié d'une forte publicité dans les rues de Paris. Evidemment, nous nous sommes retrouvés face à des crânes superbes, notamment celui de Yan Peii-Ming (photo 1) ou un de ceux de Hirst ( Photo 2). A VOIR pour la beauté de certaines de ces oeuvres ( en vrac dans mon coeur: le Bazelitz, Gerhard Richter, Tony Oursler, Abdel Abdessemed...)
Et comme l'art n'existerait pas si nous étions ni aimants ni mortels, il n'y a qu'un pont infime entre la Saint machin d'aujourd'hui, l' exposition " Vanités" et " Après" de Boltanski...


Dimanche dernier, nous avions donc décidé d'aller voir la suite de " Personnes", Monumenta, au Grand Palais, l'oeuvre puissante de Boltanski dont j'ai parlé un peu ici.Face aux oeuvres de Christian Boltnski, il me reste toujours peu de mots.Un des plus grands artistes vivants pour moi. Il tricotte des histoires avec le drame sans jamais tomber dans le pathos, il a un âme d'enfant, qui lui permet d'illustrer avec des créations inédites, le fameux "devoir de mémoire". Il boulverse les codes de l'art, et permet mieux que toutes les réunions d'anciens combattants, de se souvenir de l'indicible.

Et puis Christian, il est génial: Il collectionne les battements de coeurs! Dans chacune de ses expositions, on peut aller enregistrer ses battements de coeur. Pourquoi? L'artiste les conserve sur une petite île japonaise, l'Ile d' Ejima. qui sert de bibliothèque universelle des vies ( et des morts).
D'ailleurs, je repense à cette exposition que j'ai été voir à Strasbourg,au Musée d'Art moderne et contemporain: Silences, dont le comissaire était Marin Karmitz. Une exposition qui m'avait boulversée, et dont le travail de Boltanski, fidèle ami de cet homme de cinéma, m'avait particulièrement '"happée". Je vous invite vraiment ( et toi aussi Guigui) à aller visiter le site de cette exposition http://www.silences.fr/. Déjà, on y retrouvait ses bonhommes, les Boltanski 's Guys, les manteaux de la mort. Je ne peux pas en dire plus, pour ne pas vous gacher le plaisir d'aller découvrir " Après" , au Mac/Val, comme nous l'avons fait avec Guigui.
Après, donc: Qu' y a-t-il " Après" "Personnes" pour le plasticien Christian Boltanski? Il y a une exposition sombre dont les murmures racontent tout le vide que laisent les morts aux vivants et tout ce qu'on peut encore apprendre de ceux qui partent. Le reste, je vous laisse découvrir.
Au Mac/ Val donc, jusqu'au 28/03/2010.
23:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boltanski, après, macval, monumenta, grand palais, musée maillol, vanités, marin karmitz
07.02.2010
Le dimanche matin, le Mac/Val, les chats, mon mal de tête et moi
Près de deux semaines que ce mal de crâne me suit partout. Le gros relou est là , se cache sous mes paupières et en haut de mon cou. J'ai bien tenté de le semer. Du repos? Ok. Du repos. Non, je veux pas me reposer moi, on se reposera quand on sera morts, c'était ça la devise ( dixit koko). Deux grasse matinée plus tard, toujours là , ce con. Excuse moi les gros mots mais il me soule. Alors je dors, pour l'oublier. Le matin, les dix minutes qui font trainer le passage vers le réveil, je me dis c'est bon il est parti. Mais non! Le revoilà. A peine ai-je ouvert complètement l'oeil, déjà harrasée par le miaulement incessant depuis 10h de messieurs les cats derrière la porte... que le mal revient.
Hier, j'ai essayé de le braver en allant à la petite après-midi BD entre blogueuses organisée par Always. Découverte de la BD " Un peu de légèreté dans un monde de filles", aux éditions Gawsewitch. Une BD toute rose, qui, sous l’impulsion d’Always, souhaite apporter plus de légèreté dans le quotidien des femmes. Ce livre caritatif a vu le jour grâce à de jeunes blogueuses-illustratrices de talent qui offrent un regard décalé, humoristique et anecdotique sur le quotidien des femmes. Les droits d’auteur de cette BD seront reversés intégralement à l’Association "Toutes à l’école" qui soutient la scolarisation des filles. Je vous en reparlerai après avoir réussi à me débarrasser de ce mal de merde qui me plombe toute envie de lecture!!!!!!!!!!!!

Alors j'ai décidé de le semer. Cet après midi je me casse au Mac/Val avec Carpewebem et j'espère bien que le mal de crâne n'a pas son passeport sur lui et ne me suivra pas jusque là. On s'est motivés pour investir la banlieue et découvrir " Après" de Boltanski.
Dévastée par son "Avant", au Grand Palais ( Monumenta, à voir absolument), j'avais juste besoin d'un ami pour me motiver jusqu'au Mac/val.

Et pendant ce temps là, Grochat s'est pris d'amour pour un t-shirt Plein Sud que je voulais jetter de toutes façon. Il le cajole comme si c'était sa meuf. La Saint Valentin ça se passe aussi chez les chats?
12:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : macval, boltanski, always, gawséwitch







