17/07/2012

Que penser de Jonathan Rhys Meyers en Solal (Belle du seigneur)

Passé les 200 premières pages, le roman d'amour ultime d'Albert Cohen ne se laisse plus lâcher. Mais la vérité esquissée par cet article, trop court, des Inrocks est bien celle-là: 

"Belle du Seigneur, le livre culte d’Albert Cohen, traumatise chaque jour de nouveaux lecteurs. Un drame qui ne peut plus être tu."

La suite sur le site des Inrocks

Lorsque j'ai lu Belle du Seigneur, mon Solal était brun, bouclé, ténébreux, le genre mi-Arno Klarsfled, mi-Raphael Enthoven. Arianne ressemblait vaguement à une Sandrine Kimberlain. Comme beaucoup de lecteurs ayant réussi à passer outre les 200 premières pages un peu plates de ce Grand Roman, je suis devenue accro, ne lâchant plus les pages, riant, souriant, pleurant presque, et souvent tout à la fois. Pourtant la passion morbide relatée dans le livre n'a rien d'enviable: doit-on vraiment se fatiguer à sublimer un amour quitte à le rendre faux? doit-on à jamais faire couler le robinet quand on fait pipi pou ne pas décevoir l'autre?

Beaucoup de fois, je me suis surprise à me dire "tiens, celui-là c'est un vrai Adrien Deume". Des Solal? Rien n'est moins sûr. J'ai une fois assisté à une tentative de mise en scène théatrale de Belle du Seigneur durant mes années Cours Florent. Solal y était encore une fois brun, très charismatique.


Je ne parviens pas du tout à projeter mon Solal dans l'acteur, aussi beau soit-il, Jonathan Rhys Meyers. Mais je pense qu'il a en lui assez de folie et ce petit-côté-borderline pour parvenir à être épatant...

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