30.06.2010

Vanessa Paradis: tournée en acoustique

Elle entre sur scène et je me dis que oui, elle incarne bien la grâce même. La grâce artistique, avec cette voix unique, et la grâce physique avec ce je ne sais quoi de singulier, d'époustouflant, cet air mutin mais pas minaudant, ce déhanché so' 70's et cette cambrure qui se balade sur la scène, air de pas savoir pourquoi elle est là tout en prenant tout l'espace, captivante.

Vanessa Paradis en acoustique au Casino de Paris, lundi soir, un moment de grâce intense. La première partie était assurée par le génial Hugues Cotlman. et rien que ça, c'est bête, mais ça annonce la couleur. D'ordinaire, les premières parties m'ennuient souvent. Evidemment, Vanessa on se dit qu'elle ne peut pas nous imposer une première partie chiante ou fade. Pour introduire son concert acoustique, il faut un son singulier. Hughes Coltman? parfait. On a envie d'écouter, de savourer d'aimer cette première partie comme si c'était déjà un peu d'elle. Car non seulement elle incarne le bonheur et la félicité, mais en plus elle donne envie d'aimer tout ce qui l'entoure. Il y a plusieurs années, je me souviens de la voir introduire en première partie de son concert un jeune homme beau comme un dieu à la voix si singulière. Il s'agissait de Raphaël. Le Raphaël des débuts, des chansons déchirées, avant qu'il ne lasse un peu tout le monde.

Puis le reste s'enchaîne avec magie. Albin de la Simone, directeur musical de la tournée acoustique de Vanessa Paradis, qui joue également sur scène avec elle, a réussit à mettre en scène un projet d'une qualité exceptionnelle.

Chaque chanson choisie du repertoire de Vanessa Paradis est absolument revisitée de façon à ce que nous ne parvenions pas oujours à les reconnaître avec les intros... et une véritable magie s'opère. Sur scène: un quator à cordes, des yukulélé... le tout pour nous faire redécouvrir des chansons qu'on croyait connaître par coeur... Junior suite,Marilyn et John, Vague à lames, et une magnifique reprise du Temps de l'amour de Françoise hardy... Ses plus beaux titres se suivent sans se ressembler et le temps s'arrête sur cette petite silhouette frêle qui incarne l' érotisme absolu... jusqu' au rappel final avec son nouveau titre "Il y a"...